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Ame Libertine

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13 juillet 2015

Ces petits détails

Pour une fois, nous ne sommes pas dans un hôtel de chaîne bon marché, le réceptionniste prend le temps d'énumérer toutes les prestations à notre disposition: salle de sport, sauna, jaccuzzi. Je souris lorsqu'il nous demande si nous avons fait un bon voyage, nous parle des petits déjeuners et nous souhaite un bon séjour. La chambre est spacieuse et accueillante, un petit mot de bienvenue sur le lit, une belle salle de bain avec grande baignoire et des petits savons mis à disposition sur un petit plateau en bambou. Tout est fait pour se sentir bien. Nous prenons le temps, sur et sous les draps. Câlins, carresses, confessions, éclats de rires, les heures défilent et comme à chaque fois, il faut se quitter.

Nous partageons une douche, pas que pour des raisons pragmatiques. Mes cheveux cette fois peuvent être mouillés, il y a un sèche cheveux. Nous déplions les grandes serviettes et retournons dans la chambre retrouver pantalon, petite culotte, robe, boxer, T shirt et collants éparpillés un peu partout dans la chambre. Je te délaisse quelques instants, pour retourner dans la salle de bain sécher mes cheveux. L'appareil électrique souffle bruyamment dans mes oreilles depuis à peine deux minutes, lorsque tu arrives pantalon- torse nu et t'appuies contre le mur pour m'observer en silence. Je ne peux m'empêcher de te sourire et me plonger dans tes yeux à travers le miroir de la salle de bain, tout en continuant à me coiffer. Tu es beau, et me fait craquer. Je suis touchée que tu viennes ainsi au plus près de moi, même dans les moments les plus anodins, comme si chaque seconde en ma présence était précieuse. Ces regards, ces sourires ou chaque fois que tu me serres dans tes bras, toutes ces petites choses insignifiantes me donnent l'impression d'être belle, importante pour toi. Il suffit de pas grand chose parfois pour se sentir aimée et réaliser que notre coeur a déjà chaviré. Nous devons revenir à nos réalités, impossible de profiter d'une si jolie chambre jusqu'au petit déjeuner.

 

 

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1 avril 2015

Merci

Plusieurs fois j'ai commencé à écrire quelques mots pour les effacer et recommencer. A vrai dire entre vivre ou écrire je préfère vivre. J'ai vécu beaucoup de choses depuis mes derniers mots ici. J'ai vu comment 7 millimètres pouvaient être si minuscule et représenter tant de choses à la fois. Je suis devenue celle que je voulais être, tout en restant moi. Mon coeur a grandi et semble pouvoir grandir encore. Je suis impressionnée par ces surprises que la vie m'offre, ces hommes qui viennent et prennent une place. Sachez qu'aujourd'hui je savoure même les silences, ceux remplis d'émotion lorsque qu'on me touche autrement qu'en frôlant ma main, parce qu'il n'y a rien de plus beau qu'une émotion qui s'impose.

2 octobre 2013

Du sang et des larmes

Le mal de ventre et la tache rouge qui immacule mon dessous ne me laissent aucun doute, malgré les injections, le suivi médical et l'insémination artificielle, je ne pourrai pas offrir le plus beau des cadeaux d'anniversaire à mon mari.

Cela fera 5 ans en décembre que j'ai arrété la pilule, depuis prises de sang, échographies, radio des trompes, IRM, examens gynécologiques et même hospitalisation journalière se sont succédés. Mois après mois, les traitements médicamenteux, les injections et le suivi à effectuer deviennent de plus en plus contraignants.

Les enfants de nos amis grandissent, les deuxième enfants sont même déjà là, et nous restons toujours à deux, contraints de répondre avec le sourire et un pincement au coeur à chaque fois qu'on nous demande: "Et vous, le bébé, c'est pour quand?".

Je pensais que mon désir d'enfant calmerait mes envies libertines, en pratique, je réalise, que c'est l'inverse, ma vie libertine comble un manque, atténue mes peines, est une sorte de lot de consolation. Mes moments libertins sont comptés, c'est certain. Du sang et des larmes couleront certainement encore avant que mon souhait se réalise, mais je ne baisserait jamais les bras, et je ferai tout mon possible pour atteindre mon but, et alors, mes amants auront tout simplement et naturellement une autre place dans ma vie.

1 avril 2013

De passive à active

Ce fut un plaisir de découvrir la "vie de couple", pouvoir enfin vivre une relation dans la durée et notamment prendre le temps de passer de délicieux moments coquins ensemble. Dokho a toujours été doux et attentionné, je me souviens que les premiers mois, il pouvait caresser longuement les moindres parties de mon corps sans rien me demander en retour. C'était le début de ma sexualité, et j'appréciais passivement la découverte de ces sensations qu'il me procurait. J'ai commencé à essayer d'améliorer ma "garde robe" et à acheter des petits ensembles un peu plus sexys que je rangeais chez lui, dans un tirroir de sa table basse. Je me souviens qu'un jour, il a été surpris de découvrir que je portais un tanga, j'ai souri lorsque j'ai réalisé que ça semblait être la première fois qu'il en voyait un. J'ai alors réalisé que malgré la relation de 5 ans qu'il avait eu avec son ex, il était semble-t-il resté dans une relation très classique au niveau coquin.

Cela faisait plus de 4 mois que nous étions ensemble lorsque nous sommes allés en Normandie pour le baptème de son neveu, nous nous sommes retrouvés dans une chambre d'hôtel avec ses parents qui dormaient dans la chambre d'à côté. Dans les bras l'un de l'autre, nous avons naturellement eu envie de faire l'amour avant de nous endormir, mais je ne sais pas si c'est le fait d'être dans un lieu différent, j'avais envie de ne pas faire comme d'habitude, et pour la première fois, c'est moi qui a pris les initiatives. Je me suis empâlée sur sa queue et j'ai réalisé qu'il était à la merci des mouvements de mon bassin. J'ai ainsi pris le crontrôle de la situation et j'avoue avoir beaucoup aimé jouer avec lui, d'autant qu'il a vraiment eu l'air d'apprécier aussi. Nous nous devions de ne pas être bruyants pour ne pas nous faire remarquer de ses parents juste à côté, j'agissais donc tout doucement, et je crois que ça a accentué son envie. Prendre le dessus, faisait de moi la détentrice de son plaisir et je réalisais à quel point ça l'excitait que ce soit moi qui dirige. Oui, aussitôt j'ai compris qu'il aimait que je m'affirme dans nos moments coquins, qu'il voulait que j'assume mes envies, que je prenne la liberté d'agir comme bon me semble. Il voulait jouir, tellement excité par la situation, mais uniquement moi pouvait décider d'assouvir son envie. C'est alors qu'il a osé me dire pour la première fois ces mots que j'ai trouvé si excitants: "Baise-moi"

Oui il me suppliait de le "baiser" et j'ai adoré cette nuit là pour la première fois, non pas faire l'amour avec lui, mais simplement me concentrer sur le plaisir presque "bestial" et "instinctif" que j'étais capable de lui donner. Qu'il est agréable de pouvoir s'exprimer dans son couple comme bon nous semble et de pouvoir "baiser" pour le plaisir. Avoir juste envie de se focaliser sur le plaisir ressenti et mettre de côté pendant quelques instants tous les autres aspects de sa personnalité. J'ai donc répondu à sa requête, accélérant mes mouvements de bassin pour assouvir son envie. Il a joui avec intensité, contraint au silence. C'était la première fois que je prenais les initiatives, c'était la première fois qu'on baisait, et ce soir là, deux mots ont en toute simplicité marqué le début d'une sexualité épanouie et assumée, dans laquelle j'allais m'affirmer...

24 février 2013

Première fois

J'ai très vite présenté Dokho à ma famille, car ma mère était curieuse de voir à quoi ressemblait cet homme de 25 ans qui fréquentait sa fille. Le rencontrer l'a rassurée, et en plus elle lui a proposé de se joindre à nous lors du traditionnel week-end familial du 14 juillet en Normandie. Cela faisait 2 semaines que nous avions échangé notre premier baiser, et Dokho n'avait toujours pas eu un seul geste coquin à mon égard. Je me suis même demandée s'il n'y avait pas un problème. Nous avons fait une balade en amoureux, et alors que nous étions au bord d'un petit étang il a commencé à m'embrasser longuement et langoureusement, tout en me serrant dans ses bras. J'étais si bien, que j'ai tout fait pour faire durer nos baisers. Jusqu'à ce qu'il me dise "Il faut arrêter, sinon je vais avoir envie de faire des bétises...". Cette phrase était pour moi un soulagement, enfin il manifestait son envie d'aller plus loin avec moi. J'en ai profité pour l'embrasser de nouveau, et par ensuite lui demander ce qu'il attendait pour aller plus loin. Il m'a alors répondu: "Que tu sois prêtes!".

J'ai trouvé ça touchant, et j'ai réalisé à ce moment là qu'il pensait que j'étais vierge. J'avais passé si peu de temps dans les bras d'un homme qu'il sentait mon inexpérience dans les petits gestes affectueux comme se blottir contre lui, mettre sa tête dans le creux de son épaule. Je lui ai alors demandé combien de temps il pensait pouvoir attendre. "Le temps qu'il faudra, je sais pas moi, 3 ou 4 mois..." Je n'en revenait pas qu'il parlait de plusieurs mois!!! C'est alors que je me suis amusée à le défier: "On parie que tu ne tiens pas un mois?". Il a eu le malheur d'accepter. La semaine suivante, je n'ai cessé de l'embrasser langoureusement, et d'avoir de plus en plus les mains baladeuses. Il était obligé de se contenir, c'était très excitant. Et en même temps que nous nous découvrions petit à petit physiquement, nous avons osé nous raconter nos petites expériences ou nous dévoiler nos fantasmes. Dans la voiture, sur mon canapé, dans un parc, sur un banc public, je me suis fait le plaisir de découvrir oralement ou physiquement son intime, et lui donner de plus en plus envie. Petit à petit, nous allions de plus en plus loin. La première fois qu'il a caressé mes seins et stimulé mes tétons c'était vers une heure du matin sur un banc public à côté de la maison, j'étais tellement excitée que ça m'a tourné la tête. J'ai adoré faire monter son désir à chaque fois. Une semaine jour pour jour après notre pari,  il m'a amené pour la première fois chez lui et après une soirée au restaurant sur Paris, nous nous sommes retrouvés dans son lit. J'ai alors osé mettre la main sur son boxer, je crois que c'était peut être le geste de trop, car ça m'a surpris, mais c'est à ce moment là qu'il a cédé enfin à l'envie et décidé de me faire gagner mon pari. Trois semaines après notre premier baiser, nous avons vécu cette nuit là avec beaucoup de tendresse et de douceur notre première fois.

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20 janvier 2013

Différent

La semaine suivant notre premier baiser, j'ai invité Dokho pour la première fois à venir chez moi, alors que ma maman était partie en week-end. Je lui ai fait découvrir mon univers, jouant un peu de piano, lui montrant ma chambre, et j'ai bien senti qu'il n'avait pas envie de me quitter. Je lui ai donc proposé de rester. Je lui ai prêté un Tshirt et j'ai mis un pyjama très sage qui couvrait tout mon corps. Je l'ai regardé avec ce Tshirt et son boxer noir. C'était une toute première forme d'intimité entre nous. A ce moment précis, j'ai eu cette drôle de sensation que cet homme, que je connaissais si peu, allait jouer un rôle important dans ma vie. Je ne me suis pas trompée, puisqu'il est aujourd'hui mon mari.

Nous avons passé notre première nuit ensemble dans mon petit lit d'adolescente, serrés l'un contre l'autre. Contrairement aux rares hommes que j'avais cotoyé jusque là, Dokho ne cherchait pas à brusquer les choses, bien au contraire, il voulait me laisser le temps. Il n'a pas du tout eu les mains baladeuses. Nous sommes restés vraiment très sages. A un moment, alors que nous étions dans le noir, nous discutions, et il m'a avoué : "Je crois que je t'aime déjà!". J'étais impressionnée et heureuse d'une telle déclaration, si tôt. Je ne sais pas exactement ce qui l'a séduit, mais enfin j'allais pouvoir vivre une belle relation.

Ce que j'ai tout de suite aimé avec Dokho, c'est son naturel, sa simplicité et son côté mystérieux. Encore aujourd'hui, lorsque je le regarde, je ne sais pas à quoi il pense. Il est beau. Je lui dit tous les jours. Il dégage ce quelque chose de particulier. C'est une belle personne tout simplement. Posé, calme, il m'impressionne par son état d'esprit toujours zen, son écoute et sa compréhension. Tous ses amis l'apprécient et ont un lien fort avec lui. Il ne cherche pas à plaire aux autres, il est lui même en toute simplicité. Il est drôle, parce qu'il fait des blagues d'abord pour se faire rire lui même. Ma vie auprès de lui est belle et douce, j'ai la chance d'avoir épousé la plus belle personne que j'ai été amenée à rencontrer, et je savoure chaque instant, car je sais que l'équilibre, c'est fragile. Là, où j'ai surtour beaucoup de chances, c'est qu'à travers ma relation avec lui, j'ai pu m'épanouir en tant que femme et exprimer toutes mes envies...

 

20 janvier 2013

Un clic qui a changé ma vie

Je ne voulais plus de rencontres sur Internet, mais un jour, une pub pour un site devenu aujourd'hui leader des sites de rencontres s'affiche sur mon écran, je décide de cliquer et de m'inscrire. Je tombe sur le profil de "Dokho" un beau brun que je trouve tout à fait à mon goût. Rapidement nous échangeons des mails, discutons et décidons de nous rencontrer.

Dès le premier jour, je suis tombée sous le charme de cet homme de 25 ans, réservé et mystérieux. Je me souviens encore de cette ballade autour d'une pièce d'eau en pleine nuit, alors qu'un djeumbé résonnait. Deux jours après, je le retrouve en plein Paris à l'occasion de la fête de la musique, et fait la connaissance d'un couple d'amis. C'était insolite et une première pour moi, de prendre le métro à minuit, avec quelqu'un que je connaissais à peine. La semaine suivante, c'est au restaurant qu'il m'invite, il m'offre une rose et semble tellement troublé que nous avons mis près de 45 minutes à retrouver où sa voiture était garée. Le lendemain, après un ciné, je rencontre ses potes autour d'un verre et nous poursuivons la soirée dans un restaurant japonais. C'était mignon de le voir me faire goûter des sushis ou des makis que je ne connaissais pas.

En me raccompagnant à la maison ce soir là, il s'est garé devant chez moi, et a osé m'avouer, tout timide, qu'il était très heureux de m'avoir rencontré, et qu'il aimerait bien me connaitre davantage. J'étais touchée par son manque d'assurance. Depuis plus d'une semaine il s'est dévoilé à moi petit à petit, m'a montré qui il était, et ne m'a jamais vraiment draguée. Il est resté lui même et c'est tout de suite ce qui m'a plu chez lui. Alors au moment de lui faire la bise pour lui dire au revoir, mes lèvres ont légèrement dérapé, et nous avons échangé notre premier baiser. Aussitôt il a pris ma main et a eu des gestes tendres. A cet instant, j'ai compris, que c'est comme ça que ça devait être l'amour, simple et naturel! Je savais qu'avec lui, j'allais enfin pouvoir vivre une vraie relation amoureuse et me poser.

5 août 2012

Alexandre: Epilogue

Je ne m'attendais pas à vivre de si doux instants avec Alexandre, ce fut à la fois surprenant et agréable de partager avec lui des câlins et de la tendresse, sans pour autant me projeter dans une histoire sur le long terme. Encore aujourd'hui nos amis communs ignorent que nous avons vécus cette relation, ces souvenirs et ce secret n'ont fait qu'accroitre notre complicité. Après ces 2 nuits, nous avons eu l'occasion de nous retrouver lors d'une soirée entre amis pendant laquelle nous avons discrètement et furtivement échangé un baiser volé. Nous avions évoqué le fait que les grandes vacances nous donneraient peut être quelques possibilités pour nous retrouver et passer de nouveau une nuit ensemble, mais il en fut autrement.

Alexandre m'a permis de reprendre confiance en moi et d'oublier les déceptions que j'avais pu avoir avec Martial ou Sylvain. Il m'a permis de tourner une page. Quelques semaines plus tard, il m'a remercié pour ce que nous avions vécu, ça lui a permis de ne plus complexer et lui aussi d'aller enfin de l'avant dans sa vie sentimentale. Il a rencontré une femme avec qui il a enfin pu vivre une belle histoire d'amour il est parti s'installer dans le sud de la France l'année suivante.

Quatre ans plus tard, alors que j'étais sur le point de quitter ma maman pour vivre avec mon amoureux, nous nous sommes retrouvés le temps d'une soirée en tête à tête dans un restaurant, avec le consentement de mon chéri biensur. Nous ne nous étions pas revu depuis cette histoire, et ce fut avec grand plaisir que nous avons retrouvé notre belle complicité et que nous avons évoqué ces souvenirs de ces deux nuits ensemble. Je lui ai avoué que je ne pouvais entendre "Parisienne Walkways" de Gary Moore sans avoir une pensée pour lui. A ma grande surprise il me confia que lui c'est à chaque fois qu'il entend le "Canon en Ré de Pachelbel" qu'il pense à moi. J'étais heureuse de savoir que nous gardons l'un et l'autre un souvenir ému et particulier de ce que nous avons vécu.

Aujourd'hui, je ne l'ai pas revu depuis cette soirée au restaurant, il y a 6 ans, mais nous avons l'occasion de nous donner des nouvelles de temps à autre. Il fait parti de ces hommes avec qui j'ai été intime, et ça lui donne un statut tout particulier dans mon esprit. Lorsque je l'ai eu au téléphone il y a un an, cela m'a fait très plaisir. Je n'ai pas osé lui révéler que j'étais devenue libertine, tout simplement parce que l'on se donne des nouvelles que de temps en temps, mais si un jour on venait à discuter davantage, il est l'une des rares personne à qui je pourrais envisager révéler combien je suis une femme heureuse et épanouie avec tous ces hommes qui font partie de ma vie!

29 juillet 2012

2 nuits

C'était il y a aujourd'hui plus de 10 ans, mais je me souviens encore de ces instants que j'ai passé avec Alexandre, avec beaucoup de tendresse et de douceur. Nous avons été très fusionnels, il faut dire que nous étions tous deux en manque affectif et que le simple fait de prendre quelqu'un dans les bras nous procuraient à tous deux un bien fou. A plusieurs reprises il m'a dit: "Je ne suis pas l'homme de ta vie", peu m'importait, je le savais très bien, mais j'étais juste bien près de lui.

L'heure étant tardive, j'ai proposé à Alexandre de rester dormir à la maison, de toute façon, nous voulions tous deux profiter l'un de l'autre, ce qui m'a fait sourire c'est qu'il avait pris quelques affaires, notamment sa brosse à dent et son dentifrice. J'ai mis un pyjama très sage en soie. Même si celui-ci me couvrait les bras et les jambes, il a apprécié le parcourir de ses mains. Alexandre m'a literralement couvert de caresses, glissant ses mains sous la soie et frolant chaque partie de mon corps de sorte à me donner des frissons. C'était la première fois que je ressentais ça. C'était une première nuit vraiment tendre et affectueuse où nous nous sommes seulement endormis serrés l'un contre l'autre dans mon petit lit une place. Nous n'avons pas beaucoup dormis, mais étions restés plutôt sage et câlins.

Deux jours plus tard, Alexandre était de nouveau disponible après le travail, nous avons donc passé une délicieuse soirée avant de prendre la direction de mon petit lit dans ma chambre d'adolescente. Cette fois, je sentais qu'il était moins timide, et nous nous sommes lentement déshabillé l'un et l'autre. Nous étions désormais nus et je sentais qu'il avait tout comme moi l'envie d'aller plus loin. De sensuelles nos caresses sont devenues plus sexuelles, et bientôt je sentais ses doigts me procurer  plaisir et vibrations intenses, tandis que sa verge était déjà bien dure entre mes mains. Avant d'aller plus loin, il pris soin de me demander si je partageais la même envie que lui de continuer. Oui, biensûr, c'était si agréable. C'est alors qu'il m'avoua: "Si on va plus loin, saches que ce sera ma première fois, et toi?" J'étais touchée par cet aveu, et l'informa que je n'étais guère plus expérimentée que lui, n'ayant fait l'amour qu'avec une seule personne avant lui.

C'est alors, qu'il a eu l'envie de mettre sa tête entre mes cuisses, et qu'il a commencé à délicatement glisser sa lange dans mon intimité. Je ne m'attendais pas à ce que ce soit la première chose qu'il ait envie de faire. A vrai dire, jamais un homme n'avait eu l'occasion de me procurer ce plaisir, c'était pour moi une première. Depuis le temps que je fantasmais, je pouvais enfin sentir les effets d'une langue sur mon clitoris. Je dois avouer que c'était une sensation bien agréable, mais que le plaisir n'était pas aussi intense que ce que j'aurai pu imaginer, probablement parce que beaucoup de choses me passaient dans la tête, et que je n'étais pas prête à m'abandonner complètement au plaisir, même si j'avais beaucoup d'affection pour Alexandre, et que celui-ci mettait du coeur à l'ouvrage. Lorsqu'il s'arrêta de me lécher, il m'avoua être heureux d'avoir enfin pu goûter ainsi à une femme. A mon tour, j'avais envie de lui faire plaisir, et de faire glisser ma langue son sexe. J'ai adoré sa réactivité à chacun de mes coups de langue, j'aime tant faire vibrer un homme. Comme lui, j'ai consacré de longues minutes à son plaisir, d'autant qu'il me plaisait de savoir que c'était pour lui une première fois.

Ensuite, je suis allée chercher un préservatif. Je ne sais pas si c'est ce bout de latex, ou simplement le fait d'être impressionné pour une première fois, mais nous ne sommes pas parvenus, malgré plusieurs tentatives à aller jusqu'à la pénétration. Nous n'avons pas insistés, de toute façon, je ne ressentais pas forcément le besoin d'aller plus loin. Nous nous sommes enlacés et avons profité du reste de la nuit comme la première, avec beaucoup de tendresse et d'affection. Heureux d'avoir été plus loin, et peut être soulagé aussi de n'être pas allés jusqu'au bout. Au moins, il a pu vivre sa première fois, quelques mois plus tard, avec une femme qu'il aimait.

23 juin 2012

Enfin une soirée en tête à tête

Trois jours après mon anniversaire, Alexandre est enfin disponible pour un tête à tête. Il se trouve que ma maman est en vacances pendant quelques semaines, je profite donc d'être seule pour l'inviter à la maison. Aussitôt qu'il entre chez moi, nous entamons une conversation tout ce qu'il y a de plus amicale. Même si nous avons osé nous avouer notre attirance mutuelle par écran interposé, c'est la première fois que nous nous retrouvons seuls tous les deux depuis, nous sommes plutôt intimidés, et puis nous aimons discuter, prendre notre temps. Nous ne sommes pas pressés. Il m'invite au restaurant, et sur le chemin du retour, je lui propose de faire un tour dans un parc avant la tombée de la nuit (pensant que l'endroit serait l'idéal pour un premier baiser...). Malheureusement, quelques jeunes un peu alcoolisés ont empêché Alexandre de se sentir en confiance pour oser m'embrasser, souhaitant plus de tranquillité nous quittons ce lieu "romantique" prématurément.

Arrivés à la maison, nous nous installons sur le canapé, il continue à me parler de choses et d'autres, mais au fond de moi je n'ai plus envie de discuter, je sais que désormais plus rien ne nous retiens, que toute cette soirée n'a fait qu'affirmer et accroitre notre complicité, et que mon attirance et mon envie de lui est toujours là. Nous le savons, nous le sentons, mais il n'ose pas. Alors je me souviens de ce qu'il m'avait dit, et pour la première fois, je prends les devant, je l'interrompts et m'approche de lui pour l'embrasser. Enfin.

A la seconde où je dépose mes lèvres sur les siennes, je m'apperçois qu'il manque d'assurance, qu'il ne sait pas trop comment s'y prendre. Je suis surprise, que ce beau sportif qui pour moi peut faire craquer toutes les filles, semble si peu expérimenté. Après un long premier baiser, il reprend son souffle et m'avoue: "La dernière fois que j'ai fait ça, j'avais 15 ans...". Je comprends alors pourquoi il était si timide et "coincé". Alexandre est tombé amoureux d'une fille à l'adolescence, une fille qui ne l'aime pas, et depuis des années, il n'a vécu que des histoires platoniques et compliquées. Toutes les filles faisaient de lui leur confident, mais jamais leur amant. Je suis quelque peu impressionnée d'avoir finalement plus d'expérience que ce jeune homme de 23 ans qui me paraissait pourtant de premier abord plutôt mignon et assez sûr de lui.

En réalité, il avait un complexe, qui le retenait de faire le premier pas, il lui manquait juste ce petit déclic qui lui permettrait de se sentir en confiance. De mon côté, je n'ai passé que quelques courtes heures dans les bras de mon petit asiatique, et je ne peux pas dire que mon expérience physique avec Sylvain m'a mise en confiance. Nous nous sommes donc embrassés encore et encore, et nous nous sommes enlacés. Nous ressentons ce besoin physique d'être désormais dans les bras l'un de l'autre. Cela nous a tellement manqué à tous les deux que ça nous fait le plus grand bien, nous sommes simplement bien ainsi, et qu'importe, si nous ne sommes pas fait l'un pour l'autre, qu'importe ce que nos amis pourraient penser s'ils savaient la nature de notre relation, nous profitons du moment présent pour notre plaisir à tous les deux.

23 juin 2012

Déclic sur Internet

Suite à notre week-end à la campagne, Alexandre et moi avons continué à accroitre notre complicité, que ce soit via nos conversations msn, ou au court de nos soirées entre amis où nous choisissions toujours de nous mettre côte à côte. Nos amis ont commencé à remarquer notre rapprochement. Alexandre me racontait ses histoires de coeurs, et comment il avait été déçu par ses relations avec les filles, qui faisaient toujours de lui leur ami et confident et pas leur amant. Il n'arrêtait pas de me dire que pour lui l'amitié garçon fille n'existe pas. De mon côté je lui parlais de mes déboires avec Sylvain et Martial. 

Un jour, il m'avoue qu'il n'est tellement plus en confiance dans ses relations avec les filles, qu'il faudrait que la fille se jète sur lui. Aussitôt je lui réponds: "Fais attention, tu oublies que je suis une fille et que je pourrais utiliser cette information". Et voilà, comment en une phrase, nous avons mis le feu au poudre. Alors que je ne pensais pas être son type de fille, il me confie combien il aime nos discussions et cette complicité qui s'est installé entre nous, et que pour sur, je lui plait. Je lui confirme que c'est réciproque. Nous échangeons ainsi avec intensité pendant plusieurs jours sur msn mettant en évidence notre attirance, même si nous savons que nous ne sommes pas fait l'un pour l'autre. Nous avons tellement fait monter la température, qu'il nous devient nécessaire de nous voir en tête à tête.

Seulement avant que ce rendez vous intime soit possible, il y a ma soirée d'anniversaire, avec tous nos amis réunis. Je suis tellement troublée de le voir et je fais tout pour que ce ne soit pas trop visible. Nous n'avons qu'une envie, nous retrouver tous les deux, et tout prétexte est bon pour essayer d'y parvenir. A un moment, il vient m'aider dans la cuisine, c'est l'occasion d'évoquer ce trouble qui nous anime. "J'ai chaud, je suis comme un fou, c'est incroyable ce qu'il nous arrive depuis quelques jours..." m'avoue-t-il. Je suis dans le même état que lui, et le fait de ne pouvoir pour le moment agir comme nous le voulons accroit cette envie de nous retrouver dans l'intimité, vite...

 

 

12 mars 2012

Envies

Je me suis caressée ce matin. A trois reprises déjà. Repensant à sa langue sur mon clito, à ces orgasmes qu'il m'a offert. J'ai enfin eu ce que je voulais. J'ai pu me libérer complètement, m'abandonner à lui, aller au bout de mon plaisir. J'ai adoré ces instants près de lui.

Hier soir mon homme m'a demandé si j'allais profiter de ma nouvelle journée de liberté pour me faire baiser de nouveau par un amant. Cela me surprend toujours lorsque c'est lui qui me le réclame. J'hésite. J'aime tellement les moments partagés avec mon amant chéri, que me faire baiser par un autre pourrait ne plus me sembler à la hauteur. Alors que l'été dernier, j'ai papillonné et multiplié les rencontres, depuis plusieurs mois, je n'ai eu envie que de mon homme et mon amant préféré. Je suis devenue une libertine presque monogame.

J'aime tellement cette emprise que mon amant a sur moi et qui pourrait lui permettre de faire de moi ce qu'il veut. L'autorité lui va si bien. Oui, je crois que j'adorerai qu'il m'utilise pour son plaisir. Je rêve d'être attachée et qu'il use et abuse de mon corps à sa guise. Etre sa soumise, sa catin. Juste pour lui, rien qu'à lui. Hummmm.... Qui sait, peut être un jour...

 

29 octobre 2011

Réponse coquine

"Salut coquine!

Même sur un écran d'ordi tu m'as mis le feu. Je regrettais de ne pas avoir un ordi chez moi pour pouvoir moi aussi me caresser.

Au fil de tes lignes mon membre gonflait lentement alors que mon imagination allait bon train vaquant sur les tendres chemins du fantasme cybernétique. A t'écouter tu n'as guère d'expérience accomplies, mais dans l'art d'en parler librement au delà de tous tabous tu atteins certains sommets auxquels il est doux de se frotter.

Je suis assez coquin et je trouve en toi une partenaire dans les routes tortueuses de mes désirs sexuels les plus perchés. Jusqu'où irons nous mardi? Mon sexe me prédit déjà des sommets. D'autres idées vont commencer à germer si je ne me sens pas le seul partir en live.

Il y a d'autres choses que je n'ai jamais faites. Comme regarder un fim X auprès d'une femme aimant la sexualité et surtout la sensualité (il incombe de choisir un film ne présentant pas de la viande).

Me mastruber debout nu et face à une femme habillée.

...

J'en passe et des meilleures...

Bref c'est chez moi aussi avec une certaine hâte que notre communication interactive de demain se profile vers cet horizon de désir.

Tendres bisous complices à toi douce Léa qui hante ma sexualité du moment!"

17 octobre 2011

Mail coquin...

Trouver l'âme soeur n'est pas une mince affaire, le célibat a l'avantage de pouvoir réserver quelques surprises. Un soir, lors d'une conversation sur caramail, un homme me propose un moment coquin par téléphone. Mon premier réflexe est de refuser, mais je dispose d'un téléphone avec une carte prépayée, et je finis par me laisser tentée par cette nouvelle expérience. Je lui communique le numéro et mon second prénom. A ma grande surprise, je fus plutôt à l'aise et j'ai passé avec lui un très bon moment. Au point qu'une certaine complicité s'est installé et que nous avons pris l'habitude de nous appeler de temps en temps, avec toujours autant de plaisir! J'ai récemment retrouvé dans mes archives un mail que je lui avais adressé après l'un de nos moments.

15/03/2002   16:42:28

Hummm....

En fait je n'arrête pas d'y penser en ce moment.

C'était vraiment super agréable, et c'était encore plus agréable de savoir que pour toi aussi c'était de même.Tu peux pas savoir à quel point j'étais excitée. A tel point que j'y repense souvent. Et quand j'y repense c'est très loin de me laisser indifférente. Parfois même en cours, je repense à tout ça, et ça me donne de sacrées envies! hummm!

Malheureusement lorsque je suis en cours je dois résister à l'envie de mettre ma main dans ma culotte, mais qu'est ce que je dois mouiller en pensant à ces doux moments que nous avons passé ensemble! En ce moment je suis seule chez moi devant mon ordinateur et rien que d'écrire ces mots ça me met dans un état...

Humm ça me donne envie de me caresser en pensant à toi.

Je n'écris que d'une main ce message. L'autre a soudain l'envie de fuir le long de mon corps pour enfin s'attarder entre mes jambes. Oh oui je ne peux résister à l'envie de glisser ma main dans ma culotte en pensant à toi!
Hummm tu me mets dans des états

Mon majeur s'agite pour mon plus grand délice!
Humm je suis toute trempée

Tu ne t'en rendra pas compte à la lecture de ce message mais entre chaque ligne ma respiration est haletante, et je savoure ce plaisir intense qui me contraint à t'écrire lentement!

Imagine moi! Une main sur le clavier qui te fait partagerlentement ce moment de plaisir et l'autre main en train de tourner autour de mon petit clito et alternativement de chatouiller mes lèvres trempées de plaisir.

Moi je t'imagines en ce moment au bureau! Hummm qu'est ce que j'aimerai que ce soit ta main dans ma culotte!

Qu'est ce que j'aimerai venir te rejoindre, là où tu es pour sentir ton membre viril se durcir à mon contact. T'embrasser fougueusement avant de t'arracher ta chemise et couvrir ton torse de tendres petits bisous. Puis ma bouche viendrai caresser cette partie de toi si dure avant de la lécher doucement.

Humm c'est bon!

Te prendre de pleine bouche

monter et descendre doucement

lentement

bien te pomper!

Puis accélerer le rythme!

Tourner ma langue autour de ton gland!!!

Humm tu me rends folle!

J'ai trop envie de toi

depuis l'autre jour je me caresse si souvent!!!

En ce moment je suis tellement dingue que je vais être obligée de pénétrer plusieurs doigts!

Oh oui! C'est trop bon!

que j'aimerai que mes doigts soient les tien ou encore mieux que ce soit ton sexe qui s'agite ainsi en moi pour mon plus grand délice

hummm à cause de toi mon minou est en feu, mes doigts s'agitent plus vite

Que c'est bon de penser à toi!

C'est trop excitant de penser à toi en train d'écrire cet email!
Oh oui c'est le pied de me caresser pour toi! J'espère que tu apprécieras la lecture, parce que moi je vais bientôt jouir!!!

Oh oui!!!! C'est trop bon!

Hummmmm

Il me tarde d'être à mardi pour que ces instants soient plus intéractifs et encore plus savoureux!

Pleins de bisous partout!

 

28 août 2011

Révélation

Pendant plusieurs semaines, j'espère que ma relation avec Martial se concrétisera, j'annonce même à mes amis, que pour la St Valentin, je ne devrais pas être célibataire, nous échangeons de longs emails ou sms qui sont explicites sur nos intentions. Je rêve d'un rapprochement physique. Puis un jour, je reçois, à ma plus grande surprise, un mail d'Olivia qui m'a clairement refroidi:

"Je crois que tu ne t'attendais pas à ce que je t'écrive. Et ben si! J'ai besoin de te parler. J'ai appris à ma grande stupeur que Martial et toi vous vous étiez rencontrer. J'ai mal réagi quand il m'a dit que tu lui avais confié des sentiments plus qu'amicaux à son égard. Comment une personne devrait se comporter dans une telle situation? Surtout que je suis jalouse. Je lui fais confiance à lui, mais pas aux autres. Je vous en veux à tous les deux: lui pour m'avoir caché cela et toi parce que tu l'as rencontré et que tu as ou tu éprouves toujours des sentiments amoureux envers lui. Je vais te livrer le fond de ma pensée et le fond de mon coeur: j'aime Martial à la folie, j'ai confiance en lui, mais je n'ai pas la moindre confiance envers les filles qui peuvent l'approcher.

Je suis de nature douce et gentille, mais je sais sortir mes griffes quand je sens que mon bonheur est menacé. Je lui ai clairement dis que s'il te revoyait, ce serait fini entre nous et quand il m'a proposé que je te rencontre aussi, je lui ai dit franchement que si je te voyais, mon premier réflexe serait de te décrocher une bonne droite. Et cela tiens toujours! J'accepte que vous vous voyez sur le net pour parler, au téléphone un peu moins, et dans la vraie vie encore beaucoup beaucoup moins, c'est à dire pas du tout!!! Je ne veux pas casser l'amitié qui vous lie, mais je veux personnellement mettre les choses au clair: c'est mon homme, c'est toute ma vie, je l'aime et je ne laisserai jamais personne le toucher."

Je suis touchée, à la fois par la force des mots de cette fille, qui vraiment ne veut pas perdre l'homme qu'elle aime, mais aussi par le fait de réaliser que Martial ne m'a pas dit toute la vérité sur l'évolution de sa relation avec sa copine, avec qui il semblait toujours être alors que je pensais l'inverse. Il nous avait menti à toutes les deux.

28 août 2011

Doutes

Le lendemain matin, Sylvain et moi nous disons au revoir en nous embrassant, plutôt timidement. Je suis d'abord heureuse de la perspective de pouvoir enfin tenter de vivre une relation avec lui. Mais j'ai rendez-vous avec Martial sur Paris pour déjeuner, et sur le trajet, je commence à douter! Au moment où son large sourire est face à moi, j'ai le coeur noué. Il est beau, il est doux et tendre, et je commence à regretter d'avoir embrassé Sylvain la veille.

Je suis physiquement attirée envers Martial, j'ai envie de le prendre dans mes bras, l'embrasser, le câliner, c'est vraiment quelque chose qui s'impose à moi, là où avec Sylvain,le rapport physique était froid. C'est difficilement, que je fais comprendre à Martial, que j'ai embrassé Sylvain. Nous évoquons notre relation, je lui dit que je suis perdue. En le quittant ce jour là, j'ai envie de le serrer dans mes bras, mais de peur de rater le bus, je ne le fais pas. Acte manqué.

Le lendemain, je reçois dans ma boite mail, un très bel aveux:

"Ce message t'embrouillera plus que tout, mais je veux même pas en entendre parler.... Il y a tant de choses qui me trottent en tête. Après le week end dernier où on était sur les Champs je n'ai cessé de penser à toi jour et nuit. En fait je te désire tellement et j'ai tant envie de t'embrasser de te serrer contre moi, tu vois que tu parles ou que tu ne parles pas je suis très heureux avec toi. Et puis quand tu m'as dit que tu sortais avec lui je me suis dit "merde" dans la tête. Peut être même que si ca n'avait pas été le cas j'aurai craqué, je t'aurai embrassée."

Je me sens mal face à cette situation, et au bout de deux jours, c'est par téléphone, que je met un terme définitif à ma relation avec Sylvain. Un soulagement.

27 août 2011

Savoir dire "non"

Pendant les 3 jours à la campagne, j'avais été plutôt froide avec Sylvain. Il faut dire, que j'ai pu constater à quel point nous étions différents. Son attitude me semblait un peu trop intrusive, et je réalisais que je n'arrivais pas à me projeter à ses côtés. A notre retour, nous avions convenu à l'avance que Sylvain passerait la nuit sur le canapé du salon avant de rentrer chez lui le lendemain, tandis que moi je devais aller sur Paris revoir Martial. C'était l'occasion d'une dernière soirée seuls tous les deux, et Sylvain en profita pour mettre les choses au point.

Il ne comprend pas pourquoi j'ai pu être aussi distante avec lui, pourtant, je ne lui ai jamais caché l'existence et mes doutes vis à vis de Martial. Il n'a également rien perçu de ce qui s'est passé avec Alexandre, mais je ne me vois pas vraiment lui en parler. Sylvain ne cesse de me poser des questions, comme pour me provoquer, il se fait plus insistant. Il est évident, qu'il ne veut renoncer. Il souhaite tenter de vivre une relation avec moi, même si pour le moment il n'est pas amoureux. Il me pousse dans mes retranchements, évoque tout ce que l'on a vécu, et me dit que si j'en ai envie, je n'ai simplement qu'à agir. Complètement destabilisée par ses paroles, je finis par l'embrasser, même si je ne suis pas certaine de ce que je veux vraiment.

Nous nous emportons donc dans de langoureux baisers. Ses gestes n'ont rien de timides. Plus d'hésitation, juste de l'action. Nous nous installons l'un contre l'autre dans le canapé. Ses mains parcourent mon corps, m'enlacent, et pour la première fois s'aventurent dans ma petite culotte. Il se met alors à me doigter, s'attarde longuement sur mon intimité, me procurant de grandes vagues de plaisir. Même si je n'arrive pas  à m'abandonner complètement à lui dans ce contexte, je profite de cet instant de relachement et de plaisir. Après de longues minutes, il s'interrompt et me demande si j'ai eu du plaisir. Je lui réponds par l'affirmative, même si je pense qu'il n'est pas obligatoire de devenir intime si rapidement, c'est alors qu'il me demande si à mon tour, je peux m'occuper de lui.

Je n'ai pas vraiment envie d'aller aussi vite, mais refuser risque de compliquer les choses, alors je me laisse emporter, et découvre en ouvrant son pantalon son sexe dressé. C'est la deuxième fois, que je saisis dans ma main une verge, celle-ci est plus longue et large que la première [je ne peux m'empêcher de penser qu'elle pourrait me faire mal lors d'une première pénétration, pas tout de suite à l'ordre du jour dans mon esprit] je la caresse, alors que Sylvain ferme les yeux. Bientôt ma bouche vient prendre possession de ce membre viril, mais ne peut le contenir entièrement. Je le suce alors quelques minutes, mais je me rends compte que le coeur n'y est pas. Je suis un peu intimidée, destabilisée par ce renversement de situation. J'agis en silence, uniquement pour lui faire plaisir. Je me rends compte que j'ai hâte que sa jouissance me délivre de ce moment. Je finis par mettre fin à cette fellation qui ne me procure aucun plaisir. Je le prends en main, et le branle, me disant que ce sera bientôt fini. Il n'a pas l'air d'être des plus excité de son côté également. Quelques instants plus tard, il se finit à la main en fermant les yeux. Je pars dans la cuisine pour lui tendre de l'essuis tout. Nous échangeons quelques mots, et nous souhaitons bonne nuit avant de nous coucher chacun dans nos lits respectifs.

Ce jour là, j'ai vécu la pire expérience sexuelle de ma vie. Tout simplement parce qu'on est allé trop vite et que je n'ai pas oser lui dire non. J'en ai gardé un souvenir froid, mais surtout une leçon: "Ne jamais accepter de faire quelque chose qu'on me demande de faire". Cela a aussi eu pour conséquence, qu'il m'est impossible de demander quoi que ce soit à mon partenaire, je préfère le laisser agir à sa guise et me laisser guider par ses envies, et si l'on me demande quelque chose, aujourd'hui encore, je dit automatiquement non, même si je désire la même chose, mais c'est aussi parce que je me suis rendue compte en pratique que cela faisait accroitre l'envie de mon partenaire, et me donnais toutes les cartes en mains pour lui procurer encore plus de plaisir, au moment où je le souhaite!

19 juin 2011

Orgasmes en série?

Ces dernières semaines ont été sous le signe des coquineries. 3 hommes, 3 nouvelles rencontres, 3 belles découvertes. J'aime chacun de ces instants, prendre le temps de faire connaissance en mêlant les mots et les corps. Il y a deux semaines, j'étais surprise d'avoir pour la première fois réussi à avoir un orgasme dès un premier rendez-vous, il y a quelques jours, le "miracle" s'était une nouvelle fois reproduit. Cet après midi, j'ai eu un orgasme avant même de le sucer, et un deuxième lorsque l'envie se fit ressentir de "remettre le couvert". Moi, qui aurait pu dire il y a encore un mois que je n'ai pas l'orgasme facile, je crois qu'en réalité, j'ai compris un peu mieux le fonctionnement de mon corps et de ma psychologie, ce qui me permet désormais de me libérer complètement, même avec un quasi-inconnu, de quoi rendre ma vie libertine encore plus savoureuse!

18 juin 2011

Alexandre, le beau sportif

J'avais fait la connaissance d'Alexandre quelques semaines plus tôt. C'était un des copains de la bande d'amis du nouveau chéri de ma meilleure amie. Il était bien bronzé, musclé et je dois dire que j'ai tout de suite été physiquement attirée par lui. Comme toutes les filles, je suppose. Sa vie, c'est le sport, et surtout le roller qu'il pratique plusieurs heures par jour. Moi, je ne suis pas du tout sportive, et physiquement je ne m'imagine même pas pouvoir attirer l'attention d'un tel garçon qui selon moi, peut avoir toutes les filles qu'il veut à ses pieds! Nous nous étions vus que 3 fois, et avions juste échangés quelques mots et nos adresses mails, ce qui nous avait permis de discuter sur Caramail. La veille du départ à la campagne, suite au désistement d'un ami, Aurélien, un autre gars de la bande, m'avait demandé si Alexandre pouvait se joindre à nous, je n'avais aucune raison de refuser, au contraire, plus on est de fou, plus on rit!

L'ambiance était assez particulière, car nous étions 5, Aurélien et Alexandre d'un côté amis de longue date, ma meilleure amie et moi de l'autre, et Sylvain un peu au milieu, avec lequel j'étais plutôt froide. Ma meilleure amie était ma confidente, elle savait tout de mon passé tumultueux avec Sylvain, et de mon attirance pour Martial. Etrangement, alors que je lui faisais part de mes doutes envers ces 2 prétendants, Alexandre s'est joint à notre conversation, nous parlant de ses expériences. Ce fut pour moi l'occasion de me rendre compte qu'il n'était pas le séducteur que j'imaginais à multiplier les conquêtes, mais au contraire qu'il avait une grande sensibilité et n'arrivait pas à se remettre d'une déception sentimentale, une fille qu'il aime depuis près de 10 ans. J'avoue qu'avoir le point de vue d'un garçon était agréable. Je l'ai donc remercié pour cet échange. "Oh de rien, j'ai l'habitude d'être l'ami des femmes, leur confident". Je sentais que dans cette remarque il y avait une sorte de frustration, le regret peut être de ne pouvoir être leur amant. A plusieurs reprises pendant ces 3 jours, nous avons eu l'occasion de nous retrouver Alexandre et moi, que ce soit autour des courses, de la vaisselle, de la préparation des repas, ou en train de replier nos cerfs volants respectifs, passion que nous avions en commun. C'était impressionnant comment à travers, chacun de ces petits instants, et toutes ces conversations s'est instauré une complicité. Le sentiment de nous comprendre instantanément.

Alors que ma meilleure amie et Sylvain étaient déjà couchés, Aurélien, Alexandre et moi avons passé une soirée et une partie de la nuit à parler de nos relations sentimentales, et pourquoi celles-ci ne fonctionnaient pas! Nous décrivions chacun le portrait de la personne idéale, et il était clair, que je ne correspondait pas au profil de la femme parfaite pour Alexandre, plus âgée et sportive que moi. Et pourtant, ce soir là, j'ai ressentie une évidence entre lui et moi, il me plait, et je crois que c'est réciproque et nous ne nous sommes pas privé pour l'exprimer tout en subtilité, sous les yeux d'Aurélien, sans que celui-ci ne se rende compte de quoi que ce soit. Nous avons fini par nous endormir tous les 3 sur le canapé du salon. J'étais entre les 2 garçons, et malgré les ronflements d'Aurélien, cette configuration m'a permis de me rapprocher d'Alexandre.

Ces quelques jours ont été pour Alexandre et moi une révélation, un point de départ. Rien d'explicite, mais le sentiment qu'il s'est passé quelque chose. Et moi qui hésitait entre Sylvain et Martial, je finis pas me dire qu'en amour, ce ne doit pas être une prise de tête, ce ne doit pas être si compliqué, tout ça me confortant dans l'idée que si ça se trouve au final, ce ne sera ni l'un, ni l'autre!

18 juin 2011

Hésitations

Et oui, parfois la vie sentimentale est compliquée, surtout lorsqu'on est célibataire et que 2 hommes vous plaisent! Martial, venait de me révéler ses intentions, même si les conditions n'étaient pas vraiment réunie pour vivre une histoire comme nous le voulions, Sylvain et moi n'avions pas réussi à former un couple, mais ni lui ni moi n'avait renoncé à cette idée, et nous avions simplement laissé les choses en suspens dans l'attente d'une éventuelle amélioration. Même si je ne pense pas que j'étais au stade d'être amoureuse, j'ai imaginé vivre une belle relation avec chacun d'eux. Sylvain et Martial m'attiraient tous deux, d'une façon différente.

Sylvain représentait pour moi "l'homme de ma vie", telle que je me l'imaginais, celui que j'ai pu présenter à ma famille, avec lequel je me projetais sur le long terme, avec qui je pouvais construire dans le temps. Je ne fus pas surprise lorsque ma mère m'a dit en faisant sa connaissance "Il me rappelle un peu ton père." Je crois que cette idée me plaisait. Sylvain, quant à lui, a été sensible à l'accueil de ma mère, ma grand mère et ma tante qu'il a eu l'occasion de rencontrer le temps d'un repas avant notre expédition à la campagne, il s'est senti bien dans cette ambiance chaleureuse, lui qui avait des relations compliquées avec sa famille.

Martial représentait pour moi l'homme romantique, l'amoureux capable de faire des kilomètres pour voir sa chérie juste quelques heures. Une personne sensible et attentionnée qui aurait pu me couvrir de fleurs et de cadeaux. J'avais pour lui une attirance physique indéniable et surtout j'étais touchée par sa personnalité qu'il me dévoilait petit à petit. Je fus vraiment chamboulée lorsqu'il m'avoua à demi-mot que s'il n'y avait pas cette distance entre nous, il n'aurait aucune retenue.

Sylvain était l'amour raison, et Martial l'amour passion. Tous deux ont créé bien des turbulences dans ma vie sentimentale depuis plusieurs mois. Et voilà qu'en une semaine tout s'accélère, 2 rendez-vous avec Martial et 3 jours avec Sylvain, de quoi me perdre entre les deux! Ce que je n'avais pas prévu, c'est la venue d'Alexandre!

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